Rechercher
  • Lorène

« Samarcande » : regard perçant sur la Perse d’Omar Khayyam

Dernière mise à jour : 21 nov. 2020

Bonjour les chatons, j’espère que vous allez bien en cette fin de semaine ! Ce soir, j’ai décidé de vous parler d’un livre qui m’a particulièrement marquée : Samarcande d’Amin Maalouf.



La structure du livre est assez curieuse puisqu’il y a deux parties racontant chacune l’histoire de différents personnages à deux époques. Le thème central reste tout de même la vie et la philosophie d’Omar Khayyam, poète et savant perse du XIème siècle. Revenons tout d’abord au titre, « Samarcande », il s’agit d’une ville qui se situaient en Perse mais qui aujourd’hui se trouve dans l’actuel Ouzbékistan.


La première partie relate donc, de manière romancée, la vie d’Omar Khayyam, célèbre aujourd’hui pour ses Rubaïyat, des quatrains. Il rencontra des personnalités historiques telles que Nizam-el-Molk et Hassan Sabah, connus pour leur appartenance à la secte des Assassins, basée sur le mont Alamut. Amin Maalouf nous explique alors l’étymologie du mot « assassin », synonyme de « meurtrier » aujourd’hui : « D'après les textes qui nous sont parvenus d'Alamut, Hassan aimait à appeler ses adeptes Assassiyoun, ceux qui sont fidèles au Assass, au « Fondement » de la foi, et c'est ce mot, mal compris des voyageurs étrangers, qui a semblé avoir des relents de haschisch. […] En dépit d'une tradition tenace et séduisante, il faut se rendre à l'évidence : les Assassins n'avaient pas d'autre drogue qu'une foi sans nuances ».


Racontant les relations d’Omar, l’auteur décrit alors son évolution jusqu’à la rédaction de ses poèmes aujourd’hui mondialement connus.


Un des Rubaï d’Omar Khayyam :

Ici, avec un morceau de pain sous les branches,

Un flacon de vin, un livre de vers … et Toi

Devant moi chantant dans le désert…

Et le Désert sera mon paradis.


La seconde partie est totalement fictive et raconte l’histoire de Benjamin O. Lesage (O. signifiant Omar) qui essaye de retrouver l’original, également fictif, des Rubaïyat d’Omar Khayyam. Le deuxième prénom de Benjamin fut donné par ses parents en hommage au poète, ces derniers avaient un attrait particulier avec Omar Khayyam avant leur rencontre. Cette fiction aventureuse se termine malheureusement par la perte du livre lors du naufrage du Titanic en 1912.


J’adore Amin Maalouf, sa façon de raconter les histoires est époustouflante et laisse un souvenir profond. J’ai lu Samarcande il y a deux ans, j’aime y revenir de temps en temps. Je vous conseillerai ce livre pour plusieurs raisons. La première c’est qu’il ouvre une porte à une culture dont nous, occidentaux, sommes étrangers. La deuxième, pour l’élégance de la plume de l’auteur. Et la troisième car il s’agit avant tout d’un roman d’aventures nous transportant tantôt au XIème siècle, tantôt au XIXème et début du XXème.


Je vous mets juste en dessous une photo de la mosquée de Samarcande aujourd’hui. La ville ouzbèke n’en a pas fini avec vous…



À bientôt,

Lorène

118 vues0 commentaire