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  • Solène

"Matilda" : le pouvoir de l'enfance

Salut les chatons !


Noël approche à grands pas, c’est la période idéale pour retomber en enfance !


Aujourd’hui, j’ai donc envie de vous parler du livre qui a le plus marqué mon enfance et que j’ai du lire, relire et re-relire une bonne dizaine de fois. Il a une énorme valeur sentimentale pour moi car il m’a été offert lorsque j’avais dix ans par mon amie d’enfance, mon amie de toujours, celle avec qui j’entretiens la plus longue amitié. J’ai l’honneur de vous présenter Matilda, de Roald Dahl.


Matilda est une petite fille surdouée et espiègle, qui à l’âge de quatre ans a déjà lu les plus grands auteurs anglophones, de Dickens à Hemingway en passant par Steinbeck et Jane Austen, quand la plupart des autres enfants de son âge se contentent de gazouiller devant des livres d’images. Née dans la mauvaise famille, complètement indifférente à ses capacités, entre un père escroc, une mère accro au jeu et un grand frère crétin, la petite fille va pourtant se faire remarquer à l’école pour ses capacités intellectuelles par sa maîtresse, la douce et gentille Mlle Candy. Mais c’était sans compter la terrible Mlle Legourdin, la directrice de l’école, qui dirige son établissement d’une main de fer où elle fait régner la plus grande terreur.

On l’aura compris, Matilda n’est pas une petite fille ordinaire. Mais est-elle seulement une fillette surdouée ? Et si elle cachait malgré elle d’autres aptitudes insoupçonnées ?


 

J’aimerais d’abord commencer par dire que j’ai lu ce livre en une après-midi. Je l’ai littéralement dévoré. Tel un bon best-seller de maintenant, je peux qualifier ce livre de véritable « page turner ». Une fois commencé, impossible de m’arrêter et de laisser les aventures de Matilda en suspens, j’avais vraiment trop envie de connaître la suite !


Bon certes, c’est un livre pour enfants à la base donc il se lit TRÈS facilement. Mais ce qu’il y a de magique avec Roald Dahl, c’est qu’il arrive à faire réfléchir sur des sujets très sérieux et à faire passer des messages profonds dans la plus simple écriture.

À travers Matilda, l’auteur montre que les enfants sont incroyables et capables de grandes choses, qu’ils sont beaucoup plus lucides sur le monde qui les entoure qu’on ne le croit, et qu’ils sont des forces brutes de la nature à ne surtout pas sous-estimer ni brimer. Les adultes (avec tout ce qu’ils représentent de méchanceté, de fourberie et de vanité) en prennent aussi pour leur grade, toujours à travers le regard de la petite fille. Avec un humour incisif, Roald Dahl tacle également notre société malade, avide d’activités toutes plus abrutissantes les unes que les autres en guise de « divertissement », souvent favorisées au détriment de la culture et de l’enrichissement intellectuel.


J’en profite pour faire un petit aparté : je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours comparé/rapproché/assimilé les parents de Matilda avec les Dursley dans Harry Potter ; sans doute à cause de leurs personnalités très égocentrées et superficielles, et très certainement aussi car ce sont deux lectures que j’ai effectuées à peu près à la même période.


En fonction de l’âge du lecteur, Matilda aura évidemment un sens et une portée différents. Mais à tout âge, ce roman, malgré une histoire de fond plutôt dramatique qui fait réfléchir, est une véritable bouffée d’air frais et d’innocence, que beaucoup d’adultes devraient lire pour ne jamais oublier la part d’enfant qui sommeille en eux…


Ne perdez jamais votre flamme d'insouciance les chatons. ❤


Solène

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