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  • Virginie

"Ligne de vie" : une autobiographie hors du commun !

Bonjour les chatons ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre magnifique. Je l’ai chiné dans une boutique de livres d’occasion. Tout de suite intriguée par la couverture, j’ai lu le résumé. Ni une ni deux, j’ai acheté le livre et le soir-même j’ai commencé cette incroyable lecture. « Ligne de vie » est plus qu’un simple livre, c’est véritablement un message d’espoir et de tolérance que je tiens à partager avec vous, en particulier en les temps difficiles que nous vivons.


Edité en 2015, « Ligne de vie » est paru un an après le décès de l’auteur, David Menasche. Vous l’aurez compris, ce livre est une autobiographie, mais pas n’importe laquelle ! C’est loin d’être une histoire où l’auteur et narrateur du roman raconte sa vie. Ce livre retrace le témoignage poignant d’un professeur de littérature passionné par son métier, prêt à tout pour faire aimer sa matière à ses élèves. Rien de vraiment original jusqu’à présent. Sauf quand on sait que l’histoire commence en 2006 et qu’il apprend être mourant, souffrant d’une tumeur cérébrale inopérable et incurable.


Imaginez, vous êtes jeune - 34 ans – partageant la vie de la femme que vous aimez, passionné par votre métier avec le sourire chaque matin de vous lever pour aller travailler, et là, la maladie vous pète littéralement au visage. Que faites-vous ? David lui, n’abandonne pas et continue de faire cours tellement il aime enseigner la littérature à ses élèves. Et ces derniers le lui rendent bien. Tout au long du livre, le lecteur découvre de vrais témoignages des anciens élèves de David Menasche montrant à quel point ce professeur aux méthodes peu conventionnelles, et malgré la maladie, n’a cessé d’être celui qu’ils préféraient.


David Menasche va continuer à faire cours et tout donner pour ses élèves, jusqu’au jour où la maladie devient plus forte que lui et le force à abandonner sa classe. Mais sa vocation est plus forte que la maladie, et là, il décide de tout plaquer pour rencontrer ses anciens élèves et voir ce qu’ils sont devenus. Il va ainsi parcourir les Etats-Unis avec seulement un sac à dos et sa canne pour délivrer ses derniers enseignements, sans se douter qu’il sera l’élève et eux les professeurs.


Ce livre est une véritable ode à la tolérance, à l’image d’un passage qui me fait toujours réfléchir à chaque fois que je le lis :

« Je n’avais pas de compagnon de voyage, et quatorze heures de trajet devant moi : de quoi réfléchir tout mon soûl. Tandis que le train prenait la direction du nord, je pris conscience que, depuis mon départ, j’avais laissé les autres me venir en aide. J’avais appris à faire confiance. A chaque arrêt, j’avais accepté l’assistance de mes anciens élèves, mais aussi de parfaits inconnus. Ma vision du monde ne convenait plus à l’homme que j’étais devenu. Je n’étais plus un dur à cuir qui avait besoin de prouver sa virilité. Je n’avais plus la même apparence. Je ne pouvais plus faire ce que je faisais naguère. Le David Mesnache qui récitait Jack Kerouac comme un mantra n’était plus, cette phrase du Vagabond solitaire appartenait au passé : « Aucun homme ne devrait achever son existence sans avoir connu une fois cette solitude saine, même si elle est ennuyeuse, dans un endroit désertique ; on ne dépend plus que de soi et on apprend ainsi sa force véritable et cachée. » Le nouveau David tâtonnait pour trouver son chemin. Si je parvenais à accepter les gestes d’assistance, peut-être aurais-je enfin fait la paix avec l’homme que j’étais à présent. Je m’étais déjà réconcilié depuis un certain temps avec l’idée que j’allais mourir. Ma nouvelle leçon, c’était d’accepter la manière donc j’allais devoir vivre ».

Pour l’anecdote, les médecins avaient donné six mois à David Menasche. Il décèdera huit ans plus tard, en 2014, avec les sentiments du devoir et paix dans le cœur. Je conseille la lecture de ce livre à tout le monde, en particulier à la jeune génération. Le style est simple mais particulièrement efficace. David Menasche partage avec nous de nombreuses réflexions philosophiques, sentimentales et toute question par rapport au regard qu’on porte face à la maladie. Dès les premières lignes, le lecteur prend corps dans le personnage de David Menasche. Petit à petit, on voit son rapport à la vie changer au contact de ses anciens élèves qui vont jusqu’à rigoler dans sa maladie avec lui. David perdra beaucoup, à tout niveau, mais ce qui gagnera en retour est inégalable.


Si je devais résumer ce livre en une phrase ? Il n’est jamais trop tard pour faire ce qu’on souhaite, surtout quand on a tout à gagner et rien à perdre. A l’image du sous-titre, ce livre est une véritable leçon de vie à consommer sans modération.


Virginie

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