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  • Solène

"Le jour où j'ai appris à vivre" : apprendre à se reconnecter à l'essentiel

Dernière mise à jour : 19 oct. 2021

Bonjour les chatons !


Aujourd'hui je vous retrouve pour vous parler du dernier livre de Laurent Gounelle que j'ai lu récemment : Le jour où j'ai appris à vivre.

Je l'avais emmené avec moi en partant en Corse, et je l'ai lu juste après avoir terminé Hadès, Argentine, histoire de repartir sur une note plus légère après le roman très sombre, dur et poignant de Daniel Loedel.


Le premier livre de Laurent Gounelle que j'avais lu il y a quelques années, c'était son tout premier, L'homme qui voulait être heureux. Je n'avais pas eu de coup de cœur particulier pour cette lecture, sans la détester non plus, alors pour ne pas rester sur ma faim et me forger un avis un peu plus complet sur cet auteur, j'ai décidé de poursuivre ma découverte de son œuvre.

Autant je ne suis pas une grande fan des romans dits feel good que je trouve un peu trop légers, autant j'apprécie ceux de Laurent Gounelle car même si son style est simple, j’ai jusque là toujours trouvé dans ses livres des réflexions intéressantes pour se poser des questions sur soi-même, sur les autres ou sur le monde.

Dans Le jour où j'ai appris à vivre, le protagoniste Jonathan, assureur franco-américain vivant à San Francisco, voit sa vie basculer du jour au lendemain lorsqu'une bohémienne croisée sur le quai lui fait une funeste prédiction en lui lisant les lignes de la main. D'abord abattu, Jonathan va progressivement (avec un peu d'aide extérieure) se remettre entièrement en question, ses choix, ses actes, ses attitudes, pour adopter une toute nouvelle philosophie de vie, et de fil en aiguille atteindre une sorte d'harmonie avec lui-même.



J'ai été particulièrement sensible au message transmis, celui de profiter de la vie, de savourer chaque petit moment aussi anodin semble-t-il, et de distribuer de la joie autour de soi par le biais d'actions positives, altruistes et désintéressées.

Ce discours m'a beaucoup plu, étant personnellement partisane et adepte du « faire le bien autour de soi pour se sentir en paix avec soi-même ».


Jonathan est assureur de profession, et je l’ai trouvé peut-être un peu trop honnête, trop candide et naïf, même trop "Bisounours" par moments (attention, je ne dis pas que tous les assureurs sont malhonnêtes 😂), mais c'est peut-être aussi bien ainsi car justement il reconnaît que ce métier ne colle plus avec ses nouveaux principes, alors il va adapter ses méthodes de ventes afin qu'elles soient plus en adéquation avec ses valeurs. Je vous laisse découvrir si cela va marcher ou non. 😉

Le plot twist (car oui, il peut y avoir des rebondissements et des retournements de situation dans des romans feel good 😂) est plutôt bien ; il est crédible, plausible, et n'arrive pas avec de gros sabots. On y croit et j'ai trouvé qu'il fonctionnait bien pour justifier le fil de l’histoire et sa conclusion.

Les petites histoires parallèles sont assez plaisantes également, avec des personnages qui n'ont pas forcément tous de liens entre eux mais dont les lignes de vie se croisent d'une manière ou d'une autre. Cela nous permet de ne pas rester 100% focalisés uniquement sur Jonathan.

Personnellement c'est l'histoire de Gary que j'ai trouvé la plus touchante, et je pense que vous comprendrez pourquoi en lisant le roman !


Mais, par-dessus tout, ce que j'ai le plus aimé dans ce livre ce sont les réflexions sur notre vie, notre mode de vie et notre monde au travers des paroles de la tante Margie. Celle-ci n'est pas avare de critiques envers notre société, qui nous fait vivre, comme j’aime bien l'appeler, une « vie de con » : métro, boulot, dodo. Le profit et l'argent dirigent quasiment toujours les intérêts des entreprises au détriment de l'humain ou de l'environnement ; nous sommes de plus en plus hyper connectés et dépendants des nouvelles technologies avec les messages, les e-mails, les réseaux sociaux, etc., jusqu'à en oublier d'apprécier l'essentiel : la beauté et la simplicité de la nature, la richesse des relations humaines authentiques et pas numériques... ; le matérialisme et le consumérisme envahissent notre quotidien et nous créent des besoins artificiels dont on a justement pas besoin, etc. Tout ceci est analysé et critiqué par la tante Margie qui dévoile au fur et à mesure ses clés pour se défaire de toutes ces pressions, ce stress et ces besoins inutiles pour retrouver calme, sérénité et paix intérieure.


En bref, c'était pour ma part une lecture plaisante, agréable et facile, mais qui fait tout de même réfléchir. J'ai trouvé le personnage de Jonathan attachant, crédible dans ses réticences à croire que notre bonheur dépend uniquement de nous-mêmes et que nous possédons tous les moyens pour changer en nous. J'ai bien aimé suivre son évolution et son changement de mentalité pas à pas, en même temps que je réfléchissais sur ma propre manière d'appréhender la vie.


Voici une seconde lecture de Laurent Gounelle que j’ai largement préférée à la première, L’homme qui voulait être heureux. Je compte donc bien poursuivre ma découverte de son univers ! Ma prochaine lecture de cet auteur qui figure déjà dans ma PAL : Les dieux voyagent toujours incognito.


Affaire à suivre ! 😉

Solène

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