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  • Lorène

"La vie devant soi" : à la vie, à l'amour.

Bonjour les chatons ! J’espère que vous vous portez bien avec la fin d’année qui approche ! Aujourd’hui, je vais vous présenter un classique de la littérature contemporaine française : La vie devant soi de Romain Gary (publié sous le nom Émile Ajar).



Il s’agit incontestablement d’un de mes livres préférés. Il est d’une beauté incomparable. Je l’ai lu pour la première fois en 2016. J’étais en Master 1 et nos professeurs nous donnait plusieurs conseils pour le M2, pour l’avenir et même pour la vie. Vous l’aurez compris, c’est grâce à un de mes professeurs que j’ai découvert « La vie devant soi ». Et quelle découverte!


Nombre d’entre vous peuvent déjà connaitre l’histoire et le dénouement de cette œuvre magistrale de Romain Gary qui a d’ailleurs reçu le prix Goncourt en 1975 et qui a été par la suite adaptée au cinéma en 1977, film dans lequel jouait Simone Signoret. Une autre adaptation italienne beaucoup plus récente (2020) met en scène Sophia Loren et se déroule dans une Italie contemporaine (disponible sur Netflix).


Madame Rosa, une vieille femme juive qui a été détenue à Auschwitz et qui était une ancienne prostituée, s’occupe des enfants de ses collègues plus jeunes afin de les protéger de l’Assistance publique et des proxénètes. Momo, un de ces jeunes enfants, arabe et musulman, raconte son passage chez madame Rosa et son amour pour elle. Effectivement, bien que Momo soit tout d’abord réticent à rester chez madame Rosa, il apprendra à l’aimer profondément, comme une mère. Madame Rosa se sait proche de la mort et fait promettre à Momo de ne pas la laisser mourir à l’hôpital car elle ne veut pas « vivre de force », promesse qu’il tiendra au-delà de toutes les espérances de la vieille dame.


Un autre personnage entre en scène dans ce roman, Monsieur Hamil qui joue le rôle d’un père, ou d’un grand-père, pour Momo. Ce dernier travaille dans la boutique de Monsieur Hamil quelques heures par semaine, et lui pose des questions sur la vie, sur l’amour et sur la mort. Une en particulier m’a particulièrement marquée et fait grandement réfléchir sur le sens que l’on donne à la vie :


« - Monsieur Hamil, est-ce qu’on peut vivre sans amour ? Il n’a pas répondu. (…) - Monsieur Hamil, pourquoi ne me répondez-vous pas ? - Tu es bien jeune, et quand on est très jeune, il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas savoir. - Monsieur Hamil, est-ce qu’on peut vivre sans amour ? - Oui, dit-il, et il baissa la tête comme s’il avait honte. Je me suis mis à pleurer. »


Il y a différentes formes d’amour. L’amitié la plus profonde en fait partie. C’est ce sentiment qui unit Madame Rosa et Momo, et ce, jusqu’à la fin. Une amitié qui transcende les âges et les religions, forte, belle, émouvante. Je vous souhaite un jour d’être aimé.e comme Momo a aimé Madame Rosa, d’avoir un ami, un amour, qui vous porte et vous respecte jusqu’à la fin de votre vie.


À bientôt,


Lorène

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