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  • Solène

"La Fille du train" : ticket pour une énigme sous tension

Bonjour les chatons !


Récemment, j’ai commencé la lecture d’Au fond de l’eau le deuxième roman de Paula Hawkins, et l’une de mes plateformes de vidéos à la demande m’a suggéré le film La Fille du train de Tate Taylor (2016). C’est là que je me suis dit qu’il était donc temps de faire une chronique sur La Fille du train, le premier roman de l’autrice britannique !


Pour vous résumer un peu l’histoire, Rachel (qui s’impose comme le personnage principal) prend le train tous les matins et tous les soirs à heures fixes pour se rendre au travail et rentrer chez elle. Lors d’un arrêt du train, elle a le temps d’observer une jolie maison ainsi que le couple qui l’occupe. De là, Rachel va commencer à s’inventer une histoire sur ce couple, en leur donnant tout d’abord des prénoms, Jess et Jason, puis en leur imaginant une petite vie parfaite de couple modèle, complice et amoureux. Tout ce que Rachel a perdu. Mais le petit monde imaginaire de Rachel va voler en éclats le jour où celle-ci va voir "Jess" dans les bras d’un autre homme. Rachel est sous le choc et essaye d’en savoir plus. Mais lorsque "Jess" est portée disparue dans les journaux quelques jours plus tard, Rachel ne se doute pas encore de là où ses investigations indiscrètes vont l’entrainer…



La Fille du train se présente un peu comme un journal intime à trois voix (et non pas des « voies » 😊 ), écrit à la première personne et selon le point de vue des trois protagonistes principales de l’intrigue.


J’ai eu un petit peu de mal à rentrer dedans au début, car il faut bien prêter attention aux dates, jours, années et moments de la journée et les garder en mémoire, parce que les récits se recoupent et décrivent souvent un même moment mais selon des angles de vue différents en fonction de la protagoniste qui l’a vécu et qui le raconte. Heureusement on s’habitue vite à cette petite gymnastique de l’esprit !


En parlant des personnages, je vous ai dit un peu plus haut que Rachel était la figure principale. Ce n’est pas pour autant que l’on s’attache à elle ! (Ni aux deux autres d’ailleurs). Elle est alcoolique, obsessionnelle, et obstinée. Elle nous inspire plus de pitié que de peine. Les deux autres femmes aussi ont chacune leurs propres (gros) défauts. Mais justement, c’est l’humanité des personnages que Paula Hawkins a créés, très nuancés, loin d’être des modèles de perfection irréprochables, qui les rend réussis.


Concernant l’intrigue emmêlée et racontée à plusieurs voix, j’ai l’impression que c’est un peu la marque de fabrique de Paula Hawkins, car j’ai retrouvé cette manière d’écrire dans son deuxième roman Au fond de l’eau. Développer une histoire en faisant coexister plusieurs points de vue, avec des retours en arrière, peut s’avérer être un terrain glissant ; le lecteur peut se perdre dans la narration, trouver la solution avant la fin, etc. Le rôle flou est ambigu de Rachel dans l'intrigue (témoin ? suspecte ? enquêtrice ?) porte le suspense à son comble. En tournant les pages, on ne sait jamais à quoi s'attendre !

Mais Paula Hawkins a réussi un coup de maître avec La Fille du train et a su trouver le juste équilibre entre les interventions de ses trois héroïnes et a également su doser à merveille suspense, tension et rebondissements. D’autant plus impressionnant qu’il s’agissait de son premier roman !


Personnellement, je n’avais pas deviné la fin avant d’avoir terminé le livre et je ne l’avais pas vu venir non plus ! J’ai passé un très bon moment en lisant ce livre, il est bien construit et nous tient en haleine. Je n'ai pas non plus eu le coup de cœur, mais il n’en reste pas moins que c’est un très bon thriller psychologique !


Et vous ? Avez-vous lu La Fille du train ? Si non, aimeriez-vous le lire ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous eu des soupçons ou même deviné la fin avant de terminer votre lecture ? Dites-nous tout en commentaire ! 😊


Quant à nous, on se retrouve très prochainement pour de nouvelles aventures littéraires !



Solène


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