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  • Virginie

« Jeu de Dames » : un récit d’espionnage spatial

Bien le bonjour les chatons, j’espère que vous allez toutes et tous bien. Aujourd’hui, j’ai envie de faire un peu d’humour. En tant que joueuse d’échecs, il était difficile pour moi d’outrepasser la série Le Jeu de la Dame et les aventures échiquéennes de Beth Harmon sur Netflix. Surfant sur l’actualité, je vais vous parler dans cette chronique du « Jeu de Dames » de Toldac au scénario et Philan au dessin. Contrairement au titre de la série, cette bande dessinée ne parle pas du tout du jeu d’échecs mais d’un récit d’espionnage aux aventures de l’aventure spatiale.


Au cœur de l’intrigue, ce sont Hugo Ebeling et Eva, une jeune femme dont il va tomber éperdument amoureux. L’histoire se passe en 1943, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Hugo, alors ingénieur dans l’aviation spatiale pour l’Allemagne décide de quitter le régime nazi et s’engage dans la résistance. Au fil des pages, le lecteur comprend que cette décision est lourde de sens pour notre héros. En plein bombardement deux ans plus tard en 1945, Eva décède sous les bombardements.


La page 11 est une des pages décisives. Notre ingénieur s’engage alors auprès des Etats-Unis pour la conquête spatiale. Et si seulement les choses pouvaient s’arrêter là…

J’ai une question, avez-vous déjà croisé le sosie de votre frère, sœur, mari ou conjointe ? Car c’est ce qui va arriver à Hugo qui, plusieurs années plus tard, va croiser le regard d’une mystérieuse Lola, ressemblant comme deux gouttes d’eau à la femme qu’il a perdue. Plusieurs de ses amis vont être assassinés et il va comprendre malgré lui que résoudre ce mystère pourrait lui coûter la vie.


Spoutnik, la CIA, des personnages mystérieux, cette BD prend la forme d’un thriller à suspens, entre enquête, intrigue amoureuse, le tout en plein cœur de la conquête spatiale où les grandes puissances – l’URSS, l’Allemagne, les Etats-Unis - se sont affrontées il y a maintenant plus de 60 ans.


Si plusieurs légères faiblesses sont présentes dans le scénario, le récit n’en reste pas moins bien ficelé. Prenons l’exemple dès la première page de la BD, penser que l’Allemagne nazie laisse partir un de ces meilleurs ingénieurs, sans réaction, pour rejoindre le mouvement résistant, parait quelque peu improbable. Le trait est assuré et le lecteur plonge directement dans cette BD qui, par l’outil de la fiction, raconte une des plus grandes machinations de l’histoire de la conquête spatiale. Mais cela ne reste que le contexte. Le « Jeu de Dames », comme le titre l’indique, met en valeur plusieurs héroïnes, Eva pendant la guerre, Lola dès la fin de la guerre. Ces deux femmes vont jouer un rôle crucial dans l’élucidation de l’enquête mais également dans la vie sentimentale du scientifique, un des noyaux de l’histoire.


Et que dire de la fin ? Les lecteurs aguerris comprendront les tenants et les aboutissements au fil de la lecture que, vous avez compris, je recommande. Et puis, rencontrer l’amour en pleine conquête spatiale, ça a quelque chose d’assez beau et utopique !


Sur ces belles paroles pleines d’amour, d’espoir et de mystères, je vous souhaite une bonne soirée pleine de ronrons littéraires,


Virginie

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